19 mai 2008
Concours littéraire
ACALPOL
ASSOCIATION CULTURELLE des ARTS et LETTRES du PAYS des OLONNES
organise un concours de roman en vue de son Salon littéraire
des SABLES d’OLONNE les 17, 18 et 19 Octobre 2008
Trois catégories se distinguent :
PREMIER ROMAN – ROMAN D’AUTEUR CONFIRME – ROMAN POLICIER
Critères : l’action doit se passer
- en Vendée, en Bretagne ou en Charente- Poitou
- dans le milieu maritime, de la voile, de la pêche ou du tourisme et
- aborder le thème du patrimoine local
J’ai choisi d’écrire sur le thème de la pêche en mer
à suivre …
11 mai 2008
à Daniel ... de Nancy
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L’homme entre dans le hall de la gare
Il aperçoit une femme
La cinquantaine
Il la trouve belle
Il la désire immédiatement
Hummm sa poitrine généreuse
Hummm son petit ventre rond
Hummm ses hanches généreuses
Aussitôt il s’imagine entre ses bras
Sa peau est douce
Son sein l’attire
Son ventre est un tapis de mousse
Ses hanches l’encerclent
Il s’assoit près d’elle
La regarde discrètement
Sa robe dévoile son genou
Son collier de perles frôle la naissance de ses seins
Ses ongles rouges brillent à la lueur des néons
Il se verrait bien lui ôter sa robe
Il se verrait bien dégrafer son soutien gorge
Il se verrait bien faire glisser son string
Elle laisse tomber son magazine
Il se dépêche de le ramasser
Et en profite pour regarder ses jambes
Elles sont belles, bronzées, lisses
Quand elle le remercie pour son geste
Il en profite pour oser lui dire :
- Vous attendez quelqu’un ?
Elle avoue qu’elle a attendu et qu’il n’est pas venu
Aussitôt les sens de l’homme sont en émoi, il poursuit :
- Puis-je vous proposer mon aide et vous raccompagner ?
La femme réfléchit
- Pourquoi pas dit-elle
Alors l’homme se lève, soulève la valise de la femme
- Venez, ma voiture est au parking
Elle lui indique le chemin
Elle ne sait pas quoi faire, son ami n’est pas venu, elle est en colère
L’homme ajoute poliment :
- Je peux monter votre valise si vous voulez
Il est gentil, il est poli, pas très beau mais serviable,
Elle accepte
Elle lui offre un verre pour le remercier
Il s’assoit sur le canapé
Il l’observe tandis qu’elle apporte deux verres et des glaçons
Elle a retiré ses chaussures à talons et marche pieds nus sur le tapis
Il la désire encore plus
Elle s’assoit en face de lui
Sa robe remonte le long de ses jambes et dévoile ses cuisses
L’homme n’en peut plus
Il lui faut la toucher
Il a envie de lui faire l’amour
Là, maintenant, tout de suite
Il s’imagine entre ses bras
Ses rondeurs l’attirent
Il sent déjà la volupté de son corps
La douceur de son sein
Le plaisir sur son ventre
Il ose lui avouer :
- Vous me troublez
Elle ne répond pas, se lève, lui tend la main
Il se lève et la suit
Ses mains maladroites entreprennent d’ouvrir la fermeture à glissière
Il l'imagine déjà en dentelles
La robe glisse
Elle porte un soutien gorge blanc
Elle porte une culotte blanche
Il est déçu mais ne peut plus reculer et se dit qu’une fois ces remparts enlevés il pourra caresser sa peau douce
La femme est de dos
Il dégrafe le soutien gorge et le laisse tomber
Il passe ses mains sous l’élastique de la petite culotte, l’écarte et la fait glisser lentement vers le bas, jusqu’aux pieds
La femme est nue
Elle se retourne
L'homme fait la moue mais il ne peut plus reculer
Il découvre les seins de la femme, ils tombent et s’écartent
Il découvre le ventre de la femme, il est rebondi et flasque
Il découvre les hanches de la femme, couvertes de peau d’orange
Il est doublement déçu mais ne peut pas reculer
La femme s’allonge sur le lit, tend une main vers l’homme
Il est obligé de la rejoindre
Il est obligé de la caresser
Il est obligé de la pénétrer
Il est obligé de la faire jouir
Il n'a jamais été un gougat !
Finalement, une heure plus tard :
Il a vibré sous ses caresses
Il a vibré sous ses baisers
Il a vibré entre ses cuisses
Il a joui
Il ne regrette rien
Il a bien fait de la suivre
Il s’en rappellera comme d’un bon souvenir
Mais il se souviendra toujours qu’une femme de cinquante ans :
- utilise des soutien-gorge re-galbant les seins
- utilise des culottes ventre plat
- s’habille avec élégance pour mettre sa silhouette en valeur
07 juillet 2007
Manuscrit : A BAS LES MASQUES

C’est arrivé quelques jours après mon arrivée à Nantes.
L’année où ma vie a basculé.
Je m’en souviens parfaitement parce que je venais juste d’emménager dans un petit appartement de la banlieue nord, au quatrième étage. De la fenêtre du salon j’avais une vue d’ensemble sur le parc voisin. Je me promettais d’y aller faire un tour dès que j’aurai ouvert tous mes cartons et ranger leur contenu. J’avais du travail devant moi, au moins pour occuper toute ma journée.
Dehors le ciel était gris et humide. De gros nuages arrivaient de l’ouest et menaçaient de déverser leur trop plein d’eau d’une minute à l’autre.
Je me suis affairée jusqu’à l’épuisement à tout mettre en place. La cuisine n’était pas grande mais laissait la place de circuler librement de l’évier aux placards sans être gênée. Mais la pièce que je préférais était le salon-salle à manger avec sa grande baie vitrée s’ouvrant sur un balcon d’où j’avais une vue élargie sur l’horizon et sur les toits des maisons au delà de la route et des faîtes des arbres du parc de La Gaudinière. Ma chambre était plus intimiste avec son papier rose à petites fleurs, son cabinet de toilette indépendant, installé par un ancien propriétaire, dissimulé derrière des portes en accordéon et une large fenêtre s’ouvrant sur le quartier et ses commerces que je devinais au loin.
À midi je me suis arrêtée pour dégourdir mes membres endoloris. La cuisine étant entièrement installée, je me suis réchauffé un plat tout prêt dans le micro-ondes et j’ai pris le temps de m’asseoir pour le manger tranquillement. Après avoir essuyé la table et bu un café, j’ai repris mes activités de rangement car je voulais finir au plus vite. C’est seulement vers seize heures que j’ai refermé la porte de l’appartement derrière moi. Une promenade s’imposait après une journée bien remplie.
Dans le hall de l’immeuble j’ai rencontré une voisine, elle habite au deuxième depuis trois ans. Francette m’a invitée à venir prendre un café chez elle le jour que je voudrais, j’ai accepté. Elle avait une frimousse tacheté de tâches de rousseur et de longs cheveux bruns ondulés faisant ressortir ses yeux bleu clair. Je retenais son invitation.
La couleur du ciel n’avait pas varié depuis ce matin, elle était tout aussi grise et menaçante. J’avais bien fait d’enfiler ma parka avant de sortir. J’ai longé le parking goudronné, traversé la rue de la Patouillerie et me suis dirigée vers l’entrée du parc. Depuis ce matin que je le voyais de la fenêtre, je me faisais un plaisir de le visiter. J’ai marché le long des allées et me suis arrêtée près du ruisseau. Il faisait froid en ce début du mois de décembre sous le couvert des arbres. J’ai enfoui mes mains dans les poches de ma parka et j’ai marché le long des pelouses d’un pas rapide pour me réchauffer. Soudain la pluie s’est mise à tomber, fine et régulière, ne laissant d’autre choix que de prendre le chemin du retour. J’ai rabattu la capuche de ma parka sur ma tête et traversé le petit pont qui enjambe le ruisseau pour revenir vers la grille d’entrée à l’angle de la rue de la Patouillerie et du boulevard Robert Schumann.
- Temps de chien.
Je me suis retournée sur un homme qui promenait son chien, un basset tenu en laisse trottinant au même rythme que son maître.
- Certainement, ai-je répondu.
J’attendais l’ascenseur dans le hall de mon immeuble quand je l’ai croisé pour la première fois. Il était grand, mince, et avait des cheveux noirs coupés très courts. Il portait un survêtement et des tennis, sans doute se rendait-il à un entraînement sportif.








